La première journée de ce colloque avait pour thématique «Raconter l’histoire».

Pour ouvrir le bal, le premier discours a été donné par Stephen Kline (Simon Fraser University). Il a parlé de beaucoup de choses dont: comment les jeux ont changé le marché; la construction de l’auditoire de jeux; la domestication du jeu, l’industrialisation du jeu (les jouets comme média et la promotion de jouets); les marchés ciblés et les jouets sexistes; l’avenir du jeu; la guerre des consoles (la constante évolution économique); l’oligopole du jeu; «the Hacking Ethos» l’exploration du côté obscur; la boucle sans fin (comment les jeux reviennent toujours à la même chose); et beaucoup d’autres sujets.

M. Kline a dressé un large éventail du jeu et du domaine de la recherche sur le jeu. J’ai bien aimé sa présentation, ça m’a donné une bonne idée de ce qui se fait en recherche. Cependant, il a dû couper un peu dans sa présentation par manque de temps, mais c’est resté intéressant.

Ensuite, le panel 1 portait sur «Avant le jeu». Il y a eu quatre panellistes pour discuter de ce sujet. Devin Monnens (Full Sail University, Orlando) nous a parlé de l’Atomiton, c’est une machine mécanique basée sur le jeu du tic-tac-toe. L’Atomiton a été pensé en 1844, mais ce fut un échec puisqu’il était improbable de le construire dû à sa complexité et son coût élevé. Jason Begy (Concordia University, Montreal) a fait son discours sur les jeux de tables de trains et de chemins de fer. Il en est venu à la conclusion que ces jeux sont toujours d’actualité et plaisant à jouer. Rolf F. Nohr (University of Arts, Braunschweig) nous a entretenus des jeux d’entreprise (Business games). Ce sont des jeux qui simulent des modèles économiques, donc des mathématiques et des statistiques. Christopher Lee DeLeon (Georgia Tech, Atlanta) nous a parlé de sa passion du jeu de style arcade (des machines de pinball).

Ce fut intéressant de découvrir certaines origines des jeux vidéos et de l’ordinateur. J’ai beaucoup apprécié entendre parlé des machines de pinball même si on sentait un léger stresse chez Christopher Lee DeLeon (il parlait très vite). La partie sur l’Atomiton était intéressante, mais ça m’a pris du temps à comprendre cette machine puisque c’était beaucoup d’esquisse et de formule mathématique. C’est plutôt à la fin que ladite machine a été montrée.

Le panel 2 a couvert les «histoires des jeux européens». Pour débuter, Alison Gazzard (University of Hertfordshire, UK) nous a raconté ce qui s’est passé dans le développement du jeu vidéo au Royaume-Uni et de la nostalgie du jeu. Il a été question du «BBC Computer Literacy Projet», un projet inspiré de la console BBC Micro. Cette console avait 22k de mémoire et elle affichait le haut de l’écran en noir et blanc et le bas en couleur (vraiment étrange comme concept d’affichage). Ensuite, Jaroslav Švelch (Charles University, Prague) nous a parlé de ce qui s’est passé en Tchécoslovaquie. Il y avait beaucoup de ressemblance avec le Royaume-Uni, mais pour eux, ce ne fut pas la même signification. Enfin, Kristine Jørgensen (University of Bergen), Ulf Sandqvist (Umeå University) et Olli Sotamaa (University of Tampere) nous ont relaté l’histoire du jeu dan les pays nordiques et de la «demoscene». Pour ce faire, ils ont pris trois compagnies de leurs pays, soit Dice, Funcom et Remedy Entertainant, et ils ont parlé de leurs évolutions jusqu’à aujourd’hui.

Bien que le sujet soit intéressant, je n’ai pas accroché sur ce sujet. Cela est dû à ma méconnaissance des anciennes consoles (avant la NES). Un autre aspect qui pourrait expliquer pourquoi ça m’a moins plu, j’ai eu un peu plus de difficulté à comprendre à cause de leurs accents. Cela n’empêche pas que ces cinq personnes sont passionnantes.

Pour conclure cette première journée, il y a eu une table ronde sur «Raconter l’histoire». Mark Wolf (Concordia University, Wisconson) a parlé de certains aspects non représenté ou sous-présenté de la recherche sur l’histoire du jeu. Cindy Poremba (Ryerson University) a fait un portrait de l’histoire de la femme dans le jeu et de la conception de jeu par la femme. Andreas Lange (Computerspielmuseum, Berlin) nous a présenté comment raconté l’histoire du jeu dans une exposition.

Bien que ce fut une table ronde, ce ne l’était pas vraiment, cela ressemblait plus aux panels précédents. J’ai beaucoup aimé la partie de Andreas Lange sur la muséologie.

Bref, comme première journée, ce fut très intéressant et instructif. Cependant, j’ai trouvé que la journée était longue. De 10h15 à 17h50, il y a eu toutes ces activités, avec une pause pour le diner. Les conférences étaient de teneur universitaire, donc c’est un peu moins pour le grand public. Après chaque panel, il y avait une séance de questions-réponses.

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